Restauration scolaire : Loi Egalim et les menus végétariens

Publié le 17/10/2019

L’article 24 de la loi Egalim prévoit qu’un an après la promulgation de la loi, c’est-à-dire au 1er novembre 2019, les gestionnaires des services de restauration scolaire proposent un menu végétarien par semaine, à titre expérimental et pendant deux ans, au terme desquels une évaluation devra être menée par le Parlement. 
Il précise toutefois que ce menu peut être composé de protéines animales ou végétales. Cela signifie que s’ils ne doivent contenir ni viande ni poisson, des œufs ou des produits laitiers pourront y être servis. Pour le reste, l’article n’a pas été suivi d’un décret.

En outre, la réglementation en vigueur, et notamment les recommandations du groupe d’étude des marchés de restauration collective et nutrition (GEMRCN) doivent être mises à jour. Actuellement, elle prévoit un maximum de trois repas sur vingt dont la proportion de viande, poisson ou œuf est inférieure à 70 % du grammage recommandé.

Il est pourtant impératif pour les communes de prendre le problème à bras le corps, car si la loi ne prévoit ni contrôle, ni sanction, les communes qui ne serviront pas de repas végétariens au 1er novembre s’exposent à un risque juridique important. N’importe quel parent d’élèves ou association sera alors en mesure de les attaquer en justice.

Ce changement va bien au-delà de l’adaptation de recettes. Il faut que les cuisiniers soient en mesure de les faire, ce qui pose la question de la formation, dont l’offre reste encore insuffisante. 
Il y a aussi un travail pédagogique et d’information à faire en direction des parents d’élèves : certains pensent encore qu’un repas sans viande, ce n’est pas un repas.

A la demande de l’AMF, le ministère est en train de préparer une boîte à outils pour aider les communes à répondre aux nouvelles obligations de la loi.

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