Prolongation des droits au chômage jusqu'au 30 juin 2021
L'ordonnance n° 2021-135 du 10 février 2021 [1] portant diverses mesures d'urgence dans les domaines du travail et de l'emploi modifie l'ordonnance n° 2020-324 du 25 mars 2020 portant mesures d'urgence en matière de revenus de remplacement mentionnés à l'Article L. 5421-2 du Code du Travail.
Cette nouvelle ordonnance prévoit la prolongation de l'allocation d'Aide au Retour à l'Emploi (ARE) pour les demandeurs d'emploi arrivant à épuisement de leurs droits entre le 30 octobre 2020 et le 30 juin 2021. Cette prolongation exceptionnelle du versement de l’ARE est désormais liée à la date du dernier jour du mois civil au cours duquel intervient la fin de l’état d’urgence sanitaire, soit à ce jour jusqu’au 30 juin 2021.
Dans cette limite, la Ministre du Travail, Madame Elisabeth Borne, a indiqué dimanche 28 février que les chômeurs en fin de droits verront leur indemnisation à nouveau prolongée jusqu'au 31 mars 2021 inclus (pour rappel, l’arrêté du 30 janvier 2021 avait prolongé les droits à l’allocation chômage pour les demandeurs d’emploi indemnisés arrivant en fin de droits entre le 30 octobre 2020 et le 15 février 2021 inclus, jusqu’au 28 février 2021).
Aucune démarche particulière n’est à entreprendre pour bénéficier de l'allongement, qui se fait automatiquement. L’agent continue à s'actualiser sur le site de Pôle emploi chaque mois (du 28 au 15 du mois suivant) pour que cet allongement de droit soit automatique.
Ces jours d'indemnisation supplémentaires ne seront pas retirés des futurs droits éventuels. Si l’agent a travaillé au cours de son indemnisation, il aura acquis des droits nouveaux. Ces droits seront intégralement reportés après le 30 juin 2021 et seront versés au moment du rechargement.
Cette prolongation exceptionnelle du versement des allocations jusqu'au 30 juin 2021, peut être interrompue avant l'expiration de l'état d'urgence sanitaire, par arrêté de la Ministre du travail, en cas d'amélioration de la situation sanitaire. À l'inverse, en cas de nouvelle dégradation de la situation, un nouvel arrêté pourra prolonger de nouveau les droits.

